La question de vieillir chez soi se pose de plus en plus en France. Les personnes âgées souhaitent majoritairement rester le plus longtemps chez elles en raison notamment de l’image négative des structures d’hébergement senior. Avec l’allongement de l’espérance de vie, certains seniors dynamiques et actifs se sentent plus à l’aise chez eux. Mais comment continuer à vivre chez soi lorsque survient une perte d’autonomie due à une pathologie chronique ou une maladie neurodégénérative ?

Dans ces conditions, comment aménager le logement pour vieillir à domicile dans les meilleures conditions ?

Une situation qui évolue

Saviez-vous que, chaque année, près de 400 000 personnes âgées sont concernées par une chute accidentelle ? Les conséquences peuvent être dramatiques avec près de 12 000 décès par an.

Et quand elles ne sont pas mortelles, les chutes entraînent parfois de lourdes répercussions comme des fractures, des traumatismes et des hospitalisations.

En plus du vieillissement naturel, les facteurs de risques sont nombreux quand on est chez soi.

Il convient d’identifier ces différents facteurs. Comment ?

  • En adoptant de bons réflexes ;
  • En apprenant les bons mouvements pour se relever et se déplacer sans heurts ;
  • En s’équipant d’un système de téléassistance (capable de détecter les chutes ou blessures), notamment pour les personnes âgées fragiles ou isolées physiquement.

Il s’agit d’anticiper concrètement la perte d’autonomie.

Quand on est habitué à son lieu d’habitation, qu’on y réside depuis plusieurs générations, il est difficile d’abandonner ses souvenirs, ses habitudes et son cercle social.

Adapter son logement pour bien vieillir devient par conséquent une nécessité qui fait sens.

De nombreuses solutions à instaurer ?

Dans l’optique de vieillir chez soi dans les meilleures conditions et en toute sécurité, il existe aujourd’hui de nombreuses solutions pratiques pouvant prévenir les accidents au domicile des personnes âgées.

Quelles sont-elles ? Pêle-mêle, on peut d’ores et déjà envisager :

  • Installer une rampe d’escalier ainsi que des barres de maintien dans les espaces à risques ou les espaces réduits (WC, salle de bain, escalier…) ;
  • Retirer le ou les tapis dans lesquels la personne âgée peut facilement se prendre les pieds ;
  • Libérer de l’espace dans les axes de passage en écartant les meubles ;
  • Installer, si possible, la chambre à coucher au rez-de-chaussée ;
  • Remplacer la baignoire par une douche sécurisée (avec ou sans porte) avec un receveur extra-plat et un revêtement antidérapant : possibilité d’ajouter un siège escamotable, un mitigeur thermostatique, des barres de soutien, etc.
  • Veiller à ce que l’éclairage soit suffisant pour éviter les obstacles et installer des détecteurs de mouvements ;
  • Remplacer les volets traditionnels pour des modèles roulants et connectés ;
  • Privilégier des prises intelligentes pour faciliter les économies d’énergie ou permettre un contrôle à distance de l’appareil qui y est branché (ex : contrôler à distance sa lampe d’appoint).

Dans le cadre de l’assistance des personnes âgées, les équipements domotiques jouent, également, un rôle important. En effet, l’automatisation de certaines tâches permet d’envisager la vie quotidienne avec plus de sérénité, car cela évite des déplacements inutiles. Par ailleurs, les solutions domotiques apparaissent comme une évidence pour nos aînés souhaitant garder leurs repères et minimiser les coûts.

En plus de tous ces équipements pratiques, il est possible de faire appel à un service d’aide à domicile pour garantir au senior un soutien dans les tâches ménagères ou les courses qui peuvent se révéler dangereuses ou éreintantes passé un certain âge.

Des aides financières pour adapter son logement ?

Que le senior soit propriétaire ou locataire de son logement, il existe de solutions pratiques pour adapter son intérieur et l’aménager de manière confortable et sécurisée.

Pour cela, les subventions ainsi que des aides sont proposées et s’adressent à tous, en fonction leur profil et de leur situation individuelle.

Aides et subventionsDétail
ANAH
  • Pour les personnes âgées propriétaires de leur logement, cette aide concerne les travaux d’aménagement du logement à la perte d’autonomie.
  • Subvention entre 35 et 50 % du montant des travaux selon les ressources.
PCH (prestation de compensation du handicap)
  • Financement de tout ou partie des travaux d’adaptation du logement.
  • Montant maximal : 10000 € pour une durée maximale de 10 ans.
APA (allocation personnalisée d’autonomie)
  • Travaux d’adaptation du logement.
  • Aucun plafond de ressource.
Caisse de retraite (CNAV ou CARSAT)
  • Aides spécifiques pour les personnes ne bénéficiant pas de l’APA.
  • 2 solutions : kit prévention ou aide à l’habitat.